Plus addressing et alias e-mail : comment ça marche

Après T05 (choisir sa boîte) et T06 (chiffrer le contenu), voici l'arme du quotidien : ne plus donner la même adresse partout. Votre adresse e-mail circule de site en site, de formulaire en formulaire. Un seul de ces sites qui revend sa liste — ou qui se fait pirater — et c'est toute votre boîte qui reçoit le spam. Ce tutoriel explique simplement deux outils gratuits et immédiats : le « plus addressing » (les adresses avec +tag) et les alias. Avec eux, vous donnez une adresse différente à chaque service, sans ouvrir une seule nouvelle boîte. Vous triez votre courrier automatiquement, et vous pouvez savoir quel service a fui ou revendu votre adresse quand le spam arrive. Le pas à pas est vérifié sur les documentations officielles en français de Gmail et de Proton Mail, consultées le 8 septembre 2026 et re-vérifiées le jour de la publication. Sans jargon, sans promesse magique, et avec les limites dites noir sur blanc : un +tag ou un alias n'est pas une adresse secrète, et ce n'est pas l'anonymat.

⏱ 20 à 30 min Niveau : débutant — aucune connaissance technique Compte requis : une boîte Gmail (chemin principal) ou une boîte Proton Mail (section 5.4) Appareils : ordinateur (webmail) pour créer filtres et alias — réception et étiquetage manuel possibles sur téléphone

1. Pourquoi ce tutoriel

La série e-mails de ce site a déjà posé deux briques. T05 a expliqué ce qu'est une boîte mail — et pourquoi votre adresse circule : elle est la clé que vous donnez à chaque site, chaque boutique, chaque service pour recevoir des messages. T06 a montré comment protéger le contenu de vos messages avec PGP. Mais il reste une faiblesse quotidienne, et elle est de taille : vous donnez presque toujours la même adresse à tout le monde.

Le problème concret : cette adresse unique est un point de fuite unique. Vous vous inscrivez sur un site de billetterie, un site de sondages, une boutique en ligne, un forum… Chacun reçoit votre adresse. Si l'un d'eux la revend à des partenaires commerciaux, ou si l'un d'eux se fait voler sa base de clients, votre adresse se retrouve dans des listes de spam. Et vous ne saurez jamais lequel — parce que le spam arrive sur la même adresse, sans laisser d'indice.

Ce tutoriel donne deux réponses complémentaires, gratuites, immédiates, sans créer une seule boîte supplémentaire :

Une condition, et une limite, à connaître avant de commencer. La condition : le +tag n'existe que si votre fournisseur de messagerie le prend en charge. Ce tutoriel couvre les deux cas documentés en français au jour de la rédaction — Gmail et Proton Mail — avec leurs sources officielles. La limite : ni le +tag ni l'alias ne cachent qui vous êtes. Tout ce qui arrive sur ces adresses arrive chez vous. Et le +tag, lui, ne cache même pas votre adresse : n'importe qui peut retirer ce qui se trouve entre le + et le @. La section 3 pose ces bornes en détail.

2. Une adresse, plusieurs visages

Le problème, en une image. Votre adresse e-mail, c'est comme votre numéro de téléphone : plus vous le donnez, plus vous recevez d'appels non désirés. Sauf que pour un numéro, vous pouvez en changer — au prix fort. L'idée de ce tutoriel est plus simple : garder une seule boîte, mais donner une adresse différente à chaque service. Deux familles d'outils le permettent.

Le « plus addressing » : votre adresse, déclinée à l'infini

Le principe tient en une ligne : si votre adresse est [email protected], alors [email protected] est une autre façon d'écrire la même boîte. Vous ajoutez un « + » puis un mot (le « tag ») juste avant le @. Chez Gmail, la page d'aide officielle en français l'appelle un « alias Gmail » et l'explique ainsi : « Pour trier facilement vos messages, vous pouvez ajouter des catégories après votre nom d'utilisateur. Par exemple, les messages envoyés aux alias suivants parviendront tous à [email protected] » — avec les exemples jeannedupont+é[email protected], [email protected] et [email protected]. Tous ces messages arrivent dans la même boîte de réception : le « + » n'ouvre aucune boîte supplémentaire, il sert d'étiquette lisible dans l'adresse.

Chez Proton Mail, le même mécanisme est documenté en français sous le nom d'« alias plus » (ou « sous-adresses e-mail ») : « Les alias plus (ou sous-adresses e-mail) vous permettent de créer des variations illimitées de n'importe laquelle de vos adresses e-mail en ajoutant le symbole plus (+) et un mot après votre nom d'utilisateur. Par exemple, [email protected]. Tous les e-mails envoyés à un alias plus arrivent dans votre boîte de réception habituelle. Vous n'avez rien à configurer. »

Le mot « alias » prête ici à confusion : Google emploie le terme « alias Gmail » pour ces adresses avec +. Mais un +tag n'est pas une adresse à part entière : c'est une déclinaison de votre adresse. Personne n'a besoin de la « créer » : il suffit de la donner. C'est sa force — et sa limite (section 3).

L'alias : une vraie adresse différente, qui aboutit à votre boîte

Un alias, au sens courant, est une adresse e-mail distincte, qui a sa propre forme (par exemple [email protected] ou un alias généré du type [email protected]), et dont les messages arrivent dans votre boîte habituelle. Le blog officiel de Proton le définit ainsi : « Un alias est une adresse e-mail supplémentaire que vous pouvez utiliser avec votre compte de messagerie existant au lieu de votre adresse e-mail personnelle. » Contrairement au +tag, l'alias est une création : il existe chez votre fournisseur, qui sait lui faire correspondre votre boîte.

Chez Proton Mail, la documentation officielle en français distingue trois usages d'adresses, que ce tutoriel reprend à la section 5 :

Ce que les deux familles partagent. Qu'il soit décliné (+tag) ou créé (alias), chaque visage de votre adresse mène à votre boîte. C'est précisément l'intérêt : une seule boîte à surveiller, une seule boîte à protéger. Mais c'est aussi la raison pour laquelle ni l'un ni l'autre ne vous rend anonyme : celui qui vous écrit sur un +tag ou sur un alias vous atteint, vous.

3. Ce que ça fait — et ce que ça ne fait pas

Pour éviter tout sentiment de protection faux, voici les bornes explicites. Chaque ligne repose sur les sources officielles datées de la section 9 (pages d'aide en français de Gmail et de Proton Mail, blog officiel de Proton en français, pages CNIL — consultées le 8 septembre 2026).

Ce que ça faitCe que ça ne fait pas
Vous donne une adresse différente par service, sans nouvelle boîte. Avec le +tag, la déclinaison est illimitée et ne se configure pas : Gmail (« les messages envoyés aux alias suivants parviendront tous à » votre adresse) et Proton (« variations illimitées… Vous n'avez rien à configurer ») le documentent. Avec les alias Proton, l'adresse est créée chez le fournisseur et aboutit à votre boîte de réception principale. Ne crée pas une seconde boîte, ni un second compte, ni une seconde identité. Tout arrive dans votre boîte habituelle. Un +tag n'est pas une adresse « secrète » : il se lit dans l'adresse elle-même.
Permet de trier automatiquement. Le +tag est une étiquette dans l'adresse : un filtre peut reconnaître les messages arrivés sur [email protected] et leur appliquer un libellé (Gmail) ou un label/dossier (Proton). La page d'aide Proton le recommande explicitement : utilisez les alias plus « lorsque vous souhaitez organiser rapidement votre boîte de réception à l'aide de filtres ». Ne trie rien tout seul. Sans filtre, un message arrivé sur [email protected] apparaît simplement dans votre boîte de réception, comme les autres. Le +tag ne déplace rien : c'est le filtre que vous créez qui le range (section 5).
Peut vous dire QUEL service a fui ou revendu votre adresse… si le tag survit. La page d'aide Proton « Comment éviter de recevoir du spam » donne l'exemple d'une inscription avec [email protected] : « Si vous recevez des e-mails à cette adresse de la part de quelqu'un d'autre que le Washington Post, vous saurez qu'ils ont soit vendu vos données, soit subi une fuite de données. » N'est pas une détection infaillible. Le blog officiel de Proton le dit noir sur blanc : le sous-adressage « ne peut pas être considéré comme un bouclier contre les spams ou les fuites de données ». Un revendeur peut retirer le tag, ou revendre votre adresse de base. Et le +tag se devine : « tout ce qu'il faut à quelqu'un qui connaît l'un de vos alias pour deviner votre véritable adresse e-mail est de supprimer tous les caractères entre les signes « + » et « @ » » (blog officiel Proton, en français).
Permet d'isoler un service. Un alias hide-my-email Proton se désactive ou se supprime « à tout moment » (page d'aide) : si l'adresse donnée à un service se met à recevoir du spam, vous la coupez sans toucher au reste de votre boîte. C'est l'intérêt d'une adresse créée plutôt que déclinée. Un alias divulgué = du spam dans VOTRE boîte. Tout ce qui est envoyé sur l'alias vous est transmis. Un alias n'arrête pas le spam par magie : il vous donne un interrupteur (désactiver, supprimer) et une information (quel service l'a reçu). Avec un simple +tag Gmail, il n'existe pas d'interrupteur par tag : la documentation officielle n'en décrit aucun — on agit par filtre, ou en cessant d'utiliser ce tag.
Peut masquer votre adresse principale à un service. Pour l'alias hide-my-email, Proton l'écrit : « L'expéditeur ne voit jamais votre véritable adresse » — le service auquel vous vous inscrivez ne reçoit que l'alias généré. Ne masque pas votre identité ni votre activité. L'alias reste rattaché à votre boîte Proton : les messages y aboutissent. Ce n'est ni un VPN (il ne change pas votre adresse IP), ni un outil d'anonymat, ni un moyen de cacher ce que vous faites en ligne. Si vous voulez une adresse sans lien avec votre identité, il faut bien plus qu'un alias — voir la question « et si je veux vraiment l'anonymat ? » en section 7.
Est encadré par la loi, dans votre camp. En France et dans l'Union européenne, la prospection commerciale non consentie est encadrée : la CNIL rappelle que « la prospection commerciale par voie électronique est possible mais les personnes doivent d'abord en être informées. Elles doivent également y consentir préalablement s'il s'agit de particuliers ». Et la vente de fichiers clients « n'est pas interdite par le RGPD, mais doit se faire dans le respect de certaines obligations précises » (CNIL). Ne vous autorise à rien d'illégal. Décliner son adresse ou créer un alias pour se protéger du spam est un usage légitime. Cela ne permet pas d'usurper une identité, de harceler, d'arnaquer, de contourner une exclusion dans un but illégal, ni de masquer des activités illégales — voir l'encart « À ne jamais faire avec ce tutoriel » en section 8.
À ne pas croire. Une adresse avec +tag n'est pas une adresse « privée » ni une adresse « secrète » : elle se lit telle quelle, et n'importe qui peut retrouver votre adresse de base en retirant le tag. Un alias n'est pas non plus une identité anonyme : tout ce qui lui est envoyé arrive chez vous. Ces outils servent à trier, à isoler, à identifier la source d'une fuite — pas à disparaître. Et ils ne remplacent ni un VPN, ni un gestionnaire de mots de passe, ni le chiffrement de T06 : ce sont des briques différentes d'une même défense.
Cadre légal. La revente de données personnelles et la prospection non consentie sont encadrées en France et dans l'Union européenne (RGPD ; pages CNIL citées en section 9, consultées le 8 septembre 2026 — la page « Vente de fichiers clients » est datée du 5 décembre 2022). Ce tutoriel reste dans ce cadre : il apprend à protéger sa propre boîte et à se défendre du spam, avec des fonctions proposées par les fournisseurs de messagerie eux-mêmes. Il est pédagogique, ne contient aucune incitation à l'usurpation d'identité, à la fraude ou au contournement d'obligations légales, et ne sert pas à masquer des activités illégales (voir la fin de la section 8).

4. Avant de commencer

Le chemin principal de ce tutoriel se déroule sur ordinateur, dans le webmail — c'est ce que couvrent les documentations officielles du jour. Il vous faut :

Ce qu'il faut décider avant de commencer

À savoir avant de commencer. Tous les formulaires d'inscription n'acceptent pas le signe « + » : certains sites le refusent, certains outils de messagerie le traitent mal. C'est une limite d'usage — elle n'est pas documentée par Gmail ni Proton, et ce tutoriel ne peut pas lister les sites concernés. Règle pratique : si un site refuse votre adresse avec +, gardez pour lui votre adresse de base ou un alias « normal » (section 7).

5. Le pas à pas

Le parcours principal (5.1 à 5.3) se fait chez Gmail : choisir son tag, l'utiliser à l'inscription, créer le libellé et le filtre qui trient automatiquement. La section 5.4 couvre Proton Mail : le +tag (alias plus), le tri par filtre, puis les alias « hide-my-email » — la vraie adresse jetable par service — et un mot sur les adresses supplémentaires payantes. Les étapes suivent les pages d'aide officielles en français consultées le 8 septembre 2026. Les libellés entre guillemets sont ceux de ces pages. Nous n'avons pas pu exécuter ces étapes sur un compte de test le jour de la rédaction : chaque étape est marquée « non testée — conforme à la documentation officielle du 08/09/2026 » lorsque cela s'applique. Deux remarques d'honnêteté, dites une fois pour toutes :

5.1 Gmail — utiliser une adresse avec +tag à l'inscription

  1. Décidez du tag pour le service visé, selon votre convention (section 4). Pour une boutique en ligne, ce sera par exemple [email protected] — en remplaçant prenom par votre nom d'utilisateur Gmail exact. (Étape non testée — conforme à la documentation officielle du 08/09/2026.)
  2. Au moment de l'inscription sur le service, saisissez l'adresse complète avec le tag dans le champ e-mail : [email protected]. La page d'aide Gmail donne la règle : « ajouter des catégories après votre nom d'utilisateur », par exemple [email protected] « pour créer un compte chez un commerçant en ligne ».
  3. Si le site vous demande de confirmer l'adresse (lien de confirmation), cliquez sur le lien reçu. Le message arrive dans votre boîte de réception habituelle : Gmail le documente — les messages envoyés aux adresses avec + « parviendront tous à » votre adresse de base. (Étape non testée — conforme à la documentation officielle du 08/09/2026.)

5.2 Gmail — créer le libellé qui rassemblera les messages d'un tag

Pour trier, il faut d'abord un libellé (l'équivalent d'une étiquette). La page d'aide Gmail « Créer et gérer des libellés dans Gmail » explique : « Pour organiser vos e-mails dans des catégories telles que "Travail", "Famille" ou "À faire", vous pouvez créer des libellés dans Gmail. » Notez sa précision : « Les libellés sont différents des dossiers. Vous seul pouvez accéder à vos libellés. »

  1. Sur votre ordinateur, ouvrez Gmail (mail.google.com).
  2. Dans la colonne de gauche, à côté de « Libellés », cliquez sur « Nouveau libellé » (page d'aide : « Sur la gauche, à côté de "Libellés", cliquez sur Nouveau libellé »).
  3. « Saisissez un nom pour le libellé » — par exemple Achats pour le tag +achats.
  4. Cliquez sur « Créer ». (Facultatif, si la fenêtre le propose : cocher la case « Imbriquer le libellé sous » pour le ranger dans un libellé existant.) (Étape non testée — conforme à la documentation officielle du 08/09/2026.)

5.3 Gmail — créer le filtre qui applique le libellé automatiquement

La page d'aide Gmail « Créer des règles pour filtrer vos e-mails » pose le principe : « Sur votre ordinateur, vous pouvez gérer vos e-mails entrants avec les filtres de Gmail pour leur attribuer un libellé, les archiver, les supprimer, en activer le suivi ou les transférer automatiquement. » C'est l'action « attribuer un libellé » que nous configurons ici.

  1. Dans Gmail, ouvrez le message que vous avez reçu sur votre adresse avec +tag (celui de l'inscription, étape 5.1). Cochez sa case.
  2. Cliquez sur « Plus », puis sur « Filtrer les messages similaires » — c'est le raccourci documenté pour partir d'un message existant (« Cochez l'e-mail de votre choix. Cliquez sur Plus. Cliquez sur Filtrer les messages similaires. »).
  3. Vérifiez les critères proposés : la fenêtre de recherche doit cibler votre adresse complète avec le tag ([email protected]). La page d'aide demande de « saisir les critères du filtre ». Si la fenêtre ne montre pas le bon critère, utilisez l'autre chemin documenté : dans le champ de recherche, cliquez sur « Afficher les options de recherche », saisissez vos critères (dans le champ du destinataire, votre adresse complète avec le tag), puis vérifiez avec « Rechercher » que seuls les bons messages s'affichent. (Étape non testée — conforme à la documentation officielle du 08/09/2026.)
  4. Au bas de la fenêtre, cliquez sur « Créer un filtre » (page d'aide : « Au bas de la fenêtre de recherche, cliquez sur Créer un filtre »).
  5. Dans l'écran suivant, « sélectionnez les options de filtrage que vous souhaitez utiliser » : choisissez l'action qui attribue un libellé (l'action « attribuer un libellé » est nommée par la page d'aide dans sa phrase d'introduction ; la page d'aide ne détaille pas le libellé exact de la case à cocher dans l'interface — cochez l'option prévue à cet effet) et sélectionnez le libellé créé en 5.2 (Achats).
  6. Cliquez sur « Créer un filtre » pour enregistrer. (Étape non testée — conforme à la documentation officielle du 08/09/2026.)
Et les messages déjà reçus ? La page d'aide Gmail précise, pour les filtres de transfert : « Lorsque vous créez un filtre pour transférer des messages, il ne s'applique qu'aux nouveaux messages. » Pour les autres actions, elle ne décrit pas l'effet sur les messages déjà reçus. Conseil sans risque : appliquez le libellé à la main à votre premier message — cochez-le, cliquez sur « Libellés » en haut, sélectionnez le libellé (étapes documentées par la page « Créer et gérer des libellés »), puis testez le filtre avec un nouveau message envoyé à votre adresse avec tag. Si la fenêtre de création propose d'appliquer le filtre aux messages déjà reçus, vous pouvez cocher cette option — la page d'aide du jour ne la nomme pas, ce tutoriel ne la décrit donc pas comme une étape obligatoire.

Pour vérifier, dans le doute, quels messages portent votre tag : la page d'aide Gmail « Affiner les recherches dans Gmail » documente l'opérateur deliveredto: — « Recherchez les e-mails envoyés à une adresse e-mail spécifique » (exemple : deliveredto:[email protected]). Saisissez deliveredto:[email protected] dans le champ de recherche pour voir les messages réellement livrés sur ce tag. (Association de l'opérateur avec une adresse à + non décrite dans la page d'aide du jour — étape non testée.) La même page rappelle que les résultats d'une recherche peuvent servir à créer un filtre (« Une fois la recherche effectuée, vous pouvez utiliser les résultats pour configurer un filtre pour les messages en question »).

5.4 Proton Mail — le +tag (alias plus), puis les alias « hide-my-email »

Première nouvelle, vérifiée sur la documentation officielle du 8 septembre 2026 : Proton Mail prend en charge le +. La page d'aide « Adresses e-mail et alias » (en français) décrit les « alias plus » : variations illimitées de vos adresses, rien à configurer, tout arrive dans votre boîte de réception habituelle. L'hypothèse « Proton ne supporte pas le + » que l'on entend parfois est donc fausse au jour de la consultation — c'est la page officielle qui le dit, pas ce tutoriel.

5.4.1 Utiliser un alias plus à l'inscription (gratuit, rien à configurer)

  1. Si votre adresse Proton est [email protected], inscrivez-vous sur le service avec [email protected] (par exemple [email protected]). La page d'aide donne l'exemple [email protected].
  2. Rien d'autre à faire : « Tous les e-mails envoyés à un alias plus arrivent dans votre boîte de réception habituelle. Vous n'avez rien à configurer. » (Page d'aide Proton, en français.) (Étape non testée — conforme à la documentation officielle du 08/09/2026.)
  3. Répondre : le blog officiel de Proton (en français) précise un comportement propre à Proton : « Contrairement à la plupart des autres services de messagerie, lorsque vous répondez à un message envoyé à un "alias +" dans Proton Mail, l'alias apparaît automatiquement comme l'adresse Expéditeur par défaut. Vous n'avez pas besoin de modifier les paramètres. » La documentation en français consultée dit que vous pouvez recevoir et répondre ; elle ne décrit pas l'envoi d'un nouveau message composé de zéro directement depuis un alias plus — point non couvert par les pages françaises consultées le 08/09/2026.

5.4.2 Trier les messages d'un alias plus (label + filtre)

Proton organise le courrier avec des labels (et des dossiers). Page d'aide « Dossiers et labels » : « Avec Proton Free, vous pouvez créer jusqu'à trois dossiers et trois labels. Avec un abonnement Proton Mail payant, vous bénéficiez d'un nombre illimité de dossiers et de labels. » La même page explique que les labels servent de « moyen de marquer vos messages pour faciliter leur recherche et leur filtrage ».

  1. Connectez-vous à votre boîte de réception sur mail.proton.me.
  2. Dans la barre latérale gauche, accédez à « Labels » et cliquez sur l'icône « + » (page d'aide : « Dans la barre latérale gauche, accédez à Labels et cliquez sur l'icône + »). « Attribuez un nom et une couleur à votre label. Cliquez sur Enregistrer lorsque vous avez terminé. » — par exemple un label Banque. (Étape non testée — conforme à la documentation officielle du 08/09/2026.)
  3. Créez le filtre personnalisé : sélectionnez « Paramètres » → « Tous les paramètres » → « Proton Mail » → « Filtres » → « Filtres personnalisés » (parcours exact de la page d'aide « Comment utiliser les filtres d'e-mail ? »).
  4. Cliquez sur « Ajouter un filtre », « nommez votre filtre » (par exemple Banque +tag) et sélectionnez « Suivant ».
  5. « Ajoutez les conditions qui activeront le filtre » : choisissez la condition qui porte sur le destinataire et saisissez votre adresse complète avec le tag ([email protected]). La page d'aide ne détaille pas les listes de conditions affichées dans l'interface : choisissez la condition « destinataire » dans la liste proposée. (Étape non testée — conforme à la documentation officielle du 08/09/2026.)
  6. Sélectionnez « Suivant » pour ajouter les actions : choisissez l'action qui applique votre label Banque. La page d'aide ne détaille pas non plus la liste des actions : choisissez l'action « label » proposée et votre label.
  7. Sélectionnez « Aperçu » pour voir le résumé, puis cliquez sur « Enregistrer » pour créer le filtre. (Étape non testée — conforme à la documentation officielle du 08/09/2026.)

Limite connue du plan gratuit, dite par la page d'aide « Comment utiliser les filtres d'e-mail ? » : « Si vous utilisez notre Free plan, vous pouvez également créer autant de filtres que vous le souhaitez, mais vous ne pouvez avoir qu'un seul filtre actif à la fois. » (Avec un abonnement payant : « un nombre illimité de filtres personnalisés avec jusqu'à 250 filtres actifs à la fois ».) Sur le plan gratuit, n'activez donc qu'un filtre à la fois, ou passez par la fonction rapide documentée « Toujours labelliser les e-mails de l'expéditeur » (case proposée quand vous ajoutez un label à un message — elle automatise par expéditeur, pas par destinataire).

5.4.3 L'alias « hide-my-email » : une vraie adresse jetable par service

Pour donner à un service une adresse qui n'est pas la vôtre — et pouvoir la couper si elle reçoit du spam — Proton propose l'alias « hide-my-email ». La page d'aide « Créer des alias hide-my-email dans Proton Mail » (en français) déroule la création directement dans le webmail :

  1. Connectez-vous à mail.proton.me. « Sélectionnez le Centre de sécurité (icône de bouclier) dans le panneau latéral droit. »
  2. « Accédez à Alias "hide-my-email" et cliquez sur Nouvel alias. »
  3. « Une adresse d'alias sera générée pour vous. Vous pouvez également ajouter un Titre et une Note. » — par exemple un titre au nom du service concerné.
  4. « Cliquez sur Créer et copier l'alias pour enregistrer votre alias. Cela copiera également votre adresse d'alias dans le presse-papiers. » Collez cette adresse dans le formulaire d'inscription du service. (Étape non testée — conforme à la documentation officielle du 08/09/2026.)

Gérer l'alias plus tard : « Afficher tous les alias », « Modifier les informations de l'alias », « Désactiver ou supprimer un alias » se font dans Proton Pass, le gestionnaire de mots de passe de Proton. La page d'aide précise : « Tous les abonnements Proton Mail incluent la version gratuite de Proton Pass, vous n'avez donc pas à payer pour gérer vos alias. » Quant au quota : « Si vous utilisez Proton Free ou Proton Mail Plus, vous pouvez créer jusqu'à 10 alias. Si vous bénéficiez d'un abonnement de niveau supérieur comme Proton Unlimited, vous pouvez créer un nombre illimité d'alias. » (Page d'aide « Adresses e-mail et alias », en français.)

5.4.4 (Payant) Les adresses supplémentaires : une autre adresse permanente

Pour un usage permanent — une adresse « pro », une adresse « famille » — Proton propose les adresses supplémentaires, réservées aux abonnements payants : « Vous pouvez créer au moins 10 adresses supplémentaires, en utilisant n'importe quel domaine Proton ou un domaine personnalisé vous appartenant. Votre adresse principale n'est pas prise en compte dans cette limite. » « Par défaut, les messages envoyés à vos adresses supplémentaires arriveront dans votre boîte de réception principale. Vous pouvez utiliser des filtres, des dossiers et des labels pour organiser vos messages entrants par adresse. » Création (page d'aide, libellés exacts) :

  1. Connectez-vous à account.proton.me/mail et accédez à « Paramètres » → « Tous les paramètres ».
  2. Sélectionnez « Identité et adresses » depuis la barre latérale.
  3. « Faites défiler jusqu'à Mes adresses et sélectionnez Ajouter une adresse Proton. »
  4. « Saisissez une nouvelle adresse et un nom d'affichage dans la fenêtre contextuelle, puis sélectionnez Enregistrer l'adresse. » Si demandé, confirmez avec votre mot de passe (et le code d'authentification à deux facteurs si vous l'avez activée). (Étape non testée — conforme à la documentation officielle du 08/09/2026.)

Les adresses supplémentaires se gèrent dans la même page : la page d'aide indique d'« ouvrir le menu Actions » de l'adresse concernée pour l'activer, la désactiver ou la supprimer. La page « Comment éviter de recevoir du spam » résume l'intérêt : si une adresse dédiée « commence à recevoir du spam », « vous pouvez alors désactiver l'adresse et ne plus y recevoir d'e-mails ».

6. Les cas d'usage : le « pourquoi » en action

Trier : le filtre range pour vous

Une fois le libellé et le filtre créés (5.3 chez Gmail, 5.4.2 chez Proton), chaque message arrivant sur [email protected] est automatiquement étiqueté. Un coup d'œil à la colonne des libellés, et vous savez d'où vient chaque message sans l'ouvrir. Pour retrouver tout le courrier d'un service, vous ouvrez le libellé correspondant — Gmail le documente (« Pour organiser vos e-mails dans des catégories telles que "Travail", "Famille" ou "À faire" »), Proton aussi (« les labels sont un moyen de marquer vos messages pour faciliter leur recherche et leur filtrage »).

Automatiser sans danger. Étiqueter, classer, archiver : sans risque. Supprimer automatiquement : à éviter par défaut. Un filtre qui efface peut détruire un vrai message (un relevé, un code de confirmation, un message d'un service que vous auriez oublié). La page d'aide Gmail liste bien la suppression parmi les actions possibles d'un filtre, et la page Proton « éviter le spam » évoque des filtres qui envoient vers le spam ou la corbeille — mais ce tutoriel vous recommande de commencer par le libellé/l'archive : vous gardez la visibilité, et vous déciderez plus tard, service par service, si un tri plus radical se justifie.

Détecter la revente de données ou la fuite : le tag comme témoin

C'est le cas d'usage star, et il est documenté noir sur blanc par Proton dans sa page « Comment éviter de recevoir du spam dans Proton Mail » : « Certains sites web collectent vos informations pour les vendre à des tiers, comme des annonceurs. Pour détecter cela, vous pouvez utiliser un tag personnalisé dans votre adresse e-mail pour chaque site sur lequel vous vous inscrivez. » L'exemple donné : une inscription avec [email protected], puis — « Si vous recevez des e-mails à cette adresse de la part de quelqu'un d'autre que le Washington Post, vous saurez qu'ils ont soit vendu vos données, soit subi une fuite de données. »

Le même principe s'applique chez Gmail avec [email protected]. Concrètement : vous vous inscrivez sur le site « ComparateurOiseaux » avec [email protected]. Trois mois plus tard, un spam publicitaire arrive… à l'adresse [email protected]. Vous tenez le coupable : soit ComparateurOiseaux a vendu votre adresse, soit il a été piraté.

La limite, dite honnêtement. Cette détection fonctionne si le tag survit au voyage : si le spam arrive sur [email protected] (adresse de base), vous ne saurez pas quel service l'a vendue. Les revendeurs peuvent retirer le tag, ou revendre l'adresse de base qu'ils ont pu déduire. Et rappelez-vous : n'importe qui peut retrouver votre adresse de base en enlevant ce qui se trouve entre le + et le @. Le tag est un témoin précieux — pas une preuve infaillible, et pas un bouclier (blog officiel Proton).

Une adresse par service, sans ouvrir de boîtes

Avec le +tag, chaque service a sa déclinaison : la banque sur [email protected], la boutique sur [email protected], la newsletter sur [email protected] — la page d'aide Gmail suggère exactement ces usages (« [email protected] pour les e-mails professionnels », « [email protected] pour les inscriptions à des newsletters », « [email protected] pour créer un compte chez un commerçant en ligne »). Aucune création, aucun mot de passe supplémentaire : une seule boîte, des adresses différentes.

Chez Proton, pour isoler plus fortement un service (surtout ceux auxquels vous ne faites pas entièrement confiance), la page d'aide recommande l'alias « hide-my-email » : « Utilisez un alias hide-my-email lorsque vous souhaitez vous inscrire à un service sans exposer votre véritable adresse. Vous pouvez désactiver l'alias si vous commencez à recevoir des spams. Votre véritable adresse reste totalement masquée pour les services auxquels vous vous inscrivez. » Et la page « éviter le spam » ajoute, à propos des adresses dédiées : si l'une d'elles reçoit du spam, « vous pouvez alors désactiver l'adresse et ne plus y recevoir d'e-mails ».

7. Si ça coince

Question / situationRéponse honnête (documentation officielle du 08/09/2026)Ce qu'il faut faire
« Un site refuse mon adresse avec + » Certains formulaires d'inscription refusent le signe « + », et certains expéditeurs ou outils le traitent mal. C'est une limite d'usage : elle n'est pas documentée par Gmail ni par Proton, et aucune statistique ni liste de sites ne peut être donnée ici. Gardez l'adresse de base pour ce site, ou créez un alias « normal » (chez Proton : alias hide-my-email, 5.4.3 — l'adresse générée ne contient pas de « + »). Notez dans votre liste que ce service n'a pas reçu de tag : vous ne pourrez pas le tracer avec le même outil.
« Je reçois du spam sur un tag, que faire ? » Le tag vous dit quel service est en cause : le spam arrive sur [email protected] parce que serviceX a reçu cette adresse. La documentation Proton le formule : « vous saurez qu'ils ont soit vendu vos données, soit subi une fuite de données ». Identifiez le service (votre liste « service → adresse » de la section 4). Selon le cas : ne plus utiliser ce service, changer de tag pour lui (et noter le nouveau), et si le spam continue, laissez-le aller dans les indésirables ou créez un filtre qui l'étiquette — évitez la suppression automatique d'emblée (section 6). Pour les messages marketing, Proton conseille de se désabonner via le lien en bas du message plutôt que de les jeter au spam.
« Mon alias hide-my-email reçoit trop de spam » C'est le scénario prévu : « Vous pouvez désactiver ou supprimer un alias à tout moment » (page d'aide). Une fois désactivé ou supprimé, l'alias ne reçoit plus (ou ne transmet plus) les messages. Ouvrez Proton Pass (5.4.3), trouvez l'alias concerné, désactivez-le ou supprimez-le. Le reste de votre boîte n'est pas touché — c'est tout l'intérêt d'avoir isolé ce service sur un alias.
« Mon adresse avec +tag est-elle privée ? Est-elle visible ? » Non, elle n'est pas privée — et ce n'est pas une adresse secrète. Proton le dit : « il est facile de deviner votre véritable adresse à partir d'une adresse plus » (page d'aide) ; le blog officiel précise : il suffit de « supprimer tous les caractères entre les signes "+" et "@" ». Côté Gmail, la page d'aide ne décrit aucune protection du nom d'utilisateur : le tag est écrit dans l'adresse elle-même. Ne mettez jamais dans un tag une information que vous ne voudriez pas voir circuler. Le tag sert à trier et à tracer — pas à cacher.
« Quand je réponds à un message reçu sur [email protected], de quelle adresse part ma réponse ? » Côté Gmail : la documentation officielle en français consultée le 08/09/2026 ne couvre pas ce point. Côté Proton : le blog officiel (en français) dit que « l'alias apparaît automatiquement comme l'adresse Expéditeur par défaut » quand vous répondez à un message reçu sur un alias plus. Chez Gmail, si vous voulez vérifier par vous-même, faites l'essai avec un message reçu sur un tag et regardez le champ « De » de votre brouillon de réponse. Chez Proton, suivez la documentation : la réponse part de l'alias.
« Ça marche aussi avec Proton / avec un autre fournisseur ? » Avec Proton : oui — les « alias plus » sont documentés en français, gratuits, sans configuration (5.4.1). Avec un autre fournisseur : ce tutoriel ne l'affirme pas — le +tag n'existe que si le fournisseur le prend en charge, et seuls Gmail et Proton ont été vérifiés sur leurs pages officielles du 08/09/2026. Pour un autre fournisseur, cherchez dans sa documentation officielle les mots « alias », « sous-adresse » ou « plus addressing » avant de compter dessus.
« Mon filtre ne s'applique pas aux messages déjà reçus » Normal : la page d'aide Gmail précise, pour les filtres de transfert, qu'ils « ne s'appliquent qu'aux nouveaux messages » ; pour les autres actions elle ne décrit pas d'effet rétroactif. Les filtres servent au courrier entrant. Appliquez le libellé à la main aux messages déjà reçus (5.3, encadré), puis testez avec un nouveau message envoyé à votre adresse avec tag. Côté Proton, gérez les filtres dans Paramètres > Tous les paramètres > Proton Mail > Filtres > Filtres personnalisés (interrupteur pour activer/désactiver, flèche pour modifier/supprimer — libellés de la page d'aide).
« Et si je veux vraiment l'anonymat ? » Ni le +tag ni un alias ne rendent anonyme : tout aboutit à votre boîte, et le +tag mène à votre adresse de base. L'anonymat réel exige bien plus : une adresse sans lien avec votre identité, sans données personnelles, créée et utilisée dans des conditions que ce tutoriel ne couvre pas. Ce n'est pas l'objet de ce guide. La série e-mails de ce site continue — les prochains guides, publiés uniquement lorsque leur documentation sera vérifiée le jour même, aborderont les adresses e-mail temporaires. Rien n'est promis ici : chaque guide attend sa vérification.

8. Vous avez réussi si…

La série e-mails de ce site continue : les prochains guides — publiés, comme toujours, uniquement lorsque leur documentation sera vérifiée le jour même — approfondiront les adresses e-mail temporaires. Vous savez maintenant donner une adresse différente à chaque service sans ouvrir de nouvelles boîtes, trier automatiquement et transformer votre boîte en détecteur de revente de données : c'est une brique de plus pour vivre libre, sans changer de fournisseur.

À ne jamais faire avec ce tutoriel. Les alias et les +tag servent à protéger votre vie privée et votre boîte — pas à nuire aux autres. Sont exclus : usurper une identité (créer une adresse « au nom de » quelqu'un d'autre pour se faire passer pour lui), utiliser des alias pour harceler, arnaquer ou contourner une exclusion d'un service dans un but illégal, et masquer des activités illégales. En France et dans l'Union européenne, la prospection non consentie et la revente de données personnelles sont encadrées (RGPD, CNIL) ; ces outils ne changent rien à vos obligations. Se défendre du spam et tracer la source d'une fuite : oui, dans le cadre de la loi.

9. Sources & vérification

Vérifié le 9 septembre 2026Re-vérification du jour de publication — documentation consultée le 8 septembre 2026 : pages d'aide officielles en français de Gmail (support.google.com/mail) et de Proton Mail (proton.me/fr/support), blog officiel de Proton en français (proton.me/fr/blog), pages CNIL. Toutes les URLs ci-dessous répondaient HTTP 200 le 8 septembre 2026 (curl avec en-têtes navigateur pour proton.me et cnil.fr ; outil d'extraction web pour support.google.com, qui renvoie 403/429 à un curl simple — ce n'est pas une panne, c'est un anti-bot).

Google — Gmail (pages d'aide officielles, en français)

Proton Mail — pages d'aide officielles, en français

Proton — blog officiel, en français

Cadre légal — CNIL (pages officielles, en français)

Périmètre de ce qui est affirmé : chaque citation et chaque libellé ont été lus le 8 septembre 2026 sur la page officielle correspondante, en français. Deux limites sont dites, pas cachées : (1) certaines cases et listes de l'interface (options d'un filtre Gmail, listes de conditions et d'actions d'un filtre Proton) ne sont pas nommées par les pages d'aide consultées : elles sont décrites ici par leur fonction documentée, jamais présentées comme des citations ; (2) les étapes n'ont pas été exécutées par nos soins sur un compte de test : elles sont marquées « non testée — conforme à la documentation officielle du 08/09/2026 », et seront re-vérifiées le jour de la publication. La position de Proton sur le « + » citée ici (prise en charge, alias plus) est celle de ses pages officielles du 08/09/2026 ; si Proton modifie sa documentation, ce tutoriel sera re-vérifié et re-daté. Aucun chiffre de quota n'est gravé sans sa source : les « 10 adresses supplémentaires » (payant), « 10 alias » hide-my-email (gratuit et Mail Plus), « 3 dossiers et 3 labels » (gratuit), « 250 filtres actifs » (payant) et « 5 000 libellés » (Gmail) sont cités avec leur page officielle ci-dessus et seront re-vérifiés le 9 septembre 2026.
Rappel : décliner sa propre adresse e-mail ou créer ses propres alias pour trier son courrier et se défendre du spam est un usage courant et légal en France et dans l'Union européenne, dans le cadre décrit ici. Ce guide est pédagogique : il ne contient aucune incitation à l'usurpation d'identité, à la fraude, au harcèlement ou au contournement d'obligations légales — et il ne promet pas plus de protection que ce que les pages officielles décrivent. Un +tag ou un alias n'est pas une adresse secrète et ne rend pas anonyme : c'est dit, en toutes lettres, dans ce tutoriel.

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